LE PETIT ZEBRE
LA SAVANE
La savane, est une grande prairie remplie d'herbes hautes et dures. La savane se trouve en Afrique, elle est habitée par des herbivores : Les éléphants, les rhinocéros, les zèbres, les girafes ......sans oublier les buffles et les antilopes ... Tout ce petit monde vivait tranquillement.
Aujourd'hui je vais te raconter l'histoire du petit zèbre.
Donc dans la savane vivait un troupeau de zèbres, ils broutaient l'herbe fraîche et les petits zèbres caracolaient autour de leurs parents.
Mais comme partout, il y a un petit zèbre malheureux : il était plus chétif que ses frères et ses cousins. Il était toujours derrière et ses courtes pattes l'empêchaient de courir aussi vite que les autres.
La sécheresse arriva, l'herbe devint rare, les mares étaient pleines de boue.
Notre petit zèbre, que nous appellerons Zébulon adorait se rouler dans la boue. Souvent on le voyait les quatre pattes en l'air poussant des petits cris de joie.
Un jour il s'amusait plus que de coutume, seul dans sa mare de boue.
Subitement le troupeau décida de partir trouver de l'herbe fraîche ailleurs.
Tous les zèbres se regroupèrent et commencèrent leur longue marche.
Mais devine quoi ? Ils oublièrent Zébulon dans une marre de boue.
Celui-ci resta là hennissant doucement et essayant de temps en temps de sortir de son piège de boue. Mais sans succès.
Finalement Zébulon s'endormit d'épuisement avec seulement la tête qui dépassait.
Lorsqu'il se réveilla le lendemain matin la boue avait séché et il put se mettre debout.
Zébulon était tout sale, on ne voyait plus ses belles rayures blanches.
Il regarda autour de lui, il était seul, tout seul. Il pleura un petit peu mais comme il était très courageux, il sécha ses larmes et partit pour retrouver les siens.
En route, Zébulon rencontra un troupeau d'éléphants, il essaya de les suivre, mais les grosses bêtes ne le reconnurent pas. Elles s'étonnèrent de voir ce petit animal à quatre pattes tout sale, et décidèrent de le chasser.
Le pauvre Zébulon se sauva pour se mettre à l'abri derrière une grosse touffe d'herbe. Il y resta, tapi et malheureux pendant plusieurs jours...
Un matin, il fut réveillé par des galopades et des hennissements. Timidement il regarda et reconnut sa famille et ses amis. Zébulon sortit rapidement de sa cachette et courut vers le troupeau. Mais les zèbres ne le reconnurent pas, ils disaient entre eux : « Mais quel est cet animal comme nous mais tout noir ? Allons le chasser de notre territoire »
Sitôt dit, sitôt fait, ils se mirent à crier, à ruer, à courir vers le pauvre petit Zébulon complètement ahuri.
Il repartit donc tristement, la queue entre les pattes, se cacher derrière sa touffe d'herbe, pleura toutes les larmes de son corps et finit par s'endormir. Tout à coup, il s'éveilla brusquement : il était tout mouillé, la pluie tombait drue sur son dos. Zébulon se mit alors debout, s'ébroua et devine quoi ? Il redevint tout propre, ses jolies rayures étaient de nouveau visibles et il était tout rafraîchi.
Le petit animal sortit doucement de sa cachette mais n'osait pas avancer de peur de recevoir une ruade...
Tout à coup, un zèbre le vit, il hennit joyeusement, alertant le reste du troupeau.
Tous se retournèrent brusquement et reconnurent Zébulon.
Ils l'entourèrent et lui demandèrent de raconter sa mésaventure ce qu'il fit sans se faire prier.
Il n'en voulait même pas aux siens de ne pas l'avoir reconnu.
Il était simplement heureux.
Le soir il dormit avec sa famille et ses amis entre les pattes de sa mère.
Le jour levé, Zébulon se réveilla, regarda autour de lui et que vit-il ?
Une mare, une belle petite mare de boue.
Il se mit debout et partit joyeusement patauger dedans !!!
Moralité: les animaux ont peur de la différence, car ils ne peuvent la comprendre. Nous avons la chance de pouvoir le faire et la faculté de réfléchir. Par conséquant n'attendons pas que la pluie lave nos préjugés. Au contraire lavons les yeux que nous avons dans le coeur, ouvrons les et ne fermons plus notre porte aux gens différent. Ce n'est que l'enveloppe qui change, pas l'intérieur, et ils ont tant à nous apporter.